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Cahiers de Paul Valéry
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Nous ignorons ce que fait notre cerveau. Nous connaissons seulement ses actions sur des organes dont les actes sont sensibles - et tout se passe comme sur une surface de niveau entre deux régions inexplorables. Je sais seulement que telle sensation semble venir de A ou de B. Mon cerveau me parle comme je parle à autrui, avec les mêmes moyens mais il me parle par mes sens (dans leur partie silencieuse).

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Le talent militaire par exemple demande une vision spéciale. C'est ce mode de voir qu'il faut définir si l'on veut expliquer. Or il ne se peut définir que par "parties".

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Au réveil on peut. On peut vouloir, on peut se rappeler - Cette possibilité se démasque, avec une surprise, (car surprise et possible ces termes sont liés-).

C'est le re-nouveau.

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Chaque sens est comme un point d'application d'un genre de forces et le nombre de ces points est fini.

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Pour considérer l'attention comme une résultante - il faudrait trouver des lois de composition. Ces lois diffèrent des lois mécaniques - dans lesquelles grandeur, direction et situation seules interviennent.

L'attention propriété analogue à la contraction.

Veille = tonicité. Variabilité de l'inertie.

Attention = contractilité.

a > b

a plus aisé que le changement. Voir élasticité - Induction.


Date de création : 21-04-2003