<- CNRS 4, p. 192-193

CNRS 4, p. 193-194

Cahiers de Paul Valéry
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La correspondance, l'obéissance des mots aux pensées, l'à-propos de la mémoire des mots -

Le passé auxiliaire, organe du présent pour accélérer une accommodation, une solution -

L'autrefois se présente parce qu'il n'a pas été suffisamment compensé - au moment de sa présence n'a pas été assez goûté, assez refoulé, assez détruit - ou peut-être parce qu'il l'a été trop.

Le passé est inséparable du présent mais plus ou moins ordonné - Toute "réponse" est déjà un souvenir - par cela seul qu'elle est réponse.

 

Le passé peut se définir: un présent pour quelqu'un - et son aspect résulte de la notion complexe - [présent, quelqu'un non moi] ou [présent non présent].

Lorsque nous songeons au passé, nous le voyons toujours vu par quelqu'un de défini -

- - - Notre connaissance agirait donc sur nous? Mémoire, connaissance action, mauvaise division - Je sens que l'on se trompe avec ces notions -

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Apprendre à penser - c'est apprendre à mener chaque pensée - (dont on se soucie) à un certain point. C'est acquérir un ensemble de transformations ---

Mais d'abord il importe beaucoup de savoir ce que l'on veut de sa pensée - et de définir dans elle, ce qui doit rester inchangé - ce qui


Date de création : 20-04-2003