<- CNRS 4, p. 177

CNRS 4, p. 178

Cahiers de Paul Valéry
-> CNRS 4, p. 179 Index des Cahiers

$

- L'origine individuelle de la réflexion est un arrêt extérieur.

*

Idée - d'une part jeu de mots - jeu et forme donnée à des éléments par leur contact - -  de l'autre - réalité - clef d'une attitude entière de tout un homme - contrainte générale possible - choix - inégalité puissante entre des combinaisons qui de l'autre côté étaient équivalentes - détermination dans le 1° ensemble d'une valeur spéciale par l'intervention du Reste.

Ainsi on a  (A º B)1

            (A­ = B)2 et ces relations sont simultanées –

La relation 2 exprime l'existence de A à une certaine époque - et l'intervention de quelque chose qui choisit A tandis que 1 exprime la possibilité de A et de B.

Il y a donc deux genres de fonctions - l'un qui forme A et B indifféremment, l'autre qui détermine l'arrivée, et la survivance, ou prédominance de A en B.

1 est formel; 2 est significatif.

Propriétés traduites par des égalités - (1) et

Propriétés traduites par des inégalités (2)

*

Inertie et conservation de l'équilibre s'opposent.

Pas d'inertie chimique - ni calorique.

*

L'opposition Science-Religion n'est pas dans les propositions (dont les unes peuvent toujours être regardées provisoires et les adverses mal ou incomplètement entendues) - Mais ce sont deux manières irréductibles de voir comme le courir et le ramper ne peuvent coexister.

La science est objective -  surtout elle l'est dans son expression. Elle est formelle. L'homme savant tend à se faire monde et machine du monde - et découvre ses constantes relations. Mais l'homme-saint tend à se faire miracle, à voir exceptionnel, inégal - à tout subordonner à un sentiment déterminé - à lier tout à ce sentiment.


Date de création : 20-04-2003