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Cahiers de Paul Valéry
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Le "bien et le mal" intellectuels sont baptisés "intelligence et bêtise" et les intellectuels ont une conscience de ces qualités entièrement analogue à celle que les moraux ont du bien et du mal.

Là aussi on se figure des justes et des réprouvés, des purs et des impurs. Mais il n'est plus question de liberté. Une fatalité seule règne. Une sorte d'inexistence relative punit les "méchants" de ce genre. Une sorte de multiplication de l'existence semble récompenser les bons - -

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Dans l'intérieur de l'humain, pas de distances infinies.

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La relation de 2 termes est en quelque sorte la réduction de leur classement primitif - l'existence d'une classification plus étroite où ils sont tous deux.

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La pensée n'est pas un épi-phénomène, mais chaque pensée ou du moins un grand nombre de pensées sont telles.

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Il en sait trop pour vivre.

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Penser! Penser... c'est perdre le fil.


Date de création : 20-04-2003