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Cahiers de Paul Valéry
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Dans nombre de cas, un poète fait un long poème au moyen, et à cause d'un seul Vers qui lui vint d'abord et lui semble bon (c'est-à-dire indépendant, autonome, trouvé, acquis définitivement) -->cf. perfection <--.

Ce vers lui vint par un état assez semblable au rêve état complet et bien isolé, partiel, état de fonctionnement parfait d'un système partiel, auditif ou autre.

Il s'agit de faire avec ce vers un poème. Alors le roman se met à se prolonger, à se coordonner etc. et la difficulté consiste à se replacer dans des états dignes du premier.

Le diable est de continuer.

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Une pensée n'a de [valeur] que par son [but]

              --> il ne s'agit pas de but conscient.                    Est but tout ce qui coordonne des actes <--

par une dépendance qui s'institue.

En soi elle est comme un geste indéterminé, répétible.

De tels gestes sont réflexes et non analytiques.

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Extérieur. Ce qui détruit l'équilibre d'un système est extérieur à ce système. Si le système n'est pas toujours le même, l'équilibre et le destructeur de l'équilibre ne sont pas les mêmes.

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Mathématique est Science de l'expression rationnelle.

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Mes ressources sont mes besoins. Je trouve, je fais ce qui m'est nécessaire.


Date de création : 20-04-2003