<- CNRS 4, p. 139

CNRS 4, p. 140

Cahiers de Paul Valéry
-> CNRS 4, p. 141 Index des Cahiers

CNRS IV, 140-168 corrigé

 

L'important dans la pensée ce n'est pas ce qu'on en voit, ce qui est donné dans la conscience. C'est ce qui fait cette combinaison qui paraît dans la conscience, et ses propriétés.

Etant données -

  les circonstances extérieures

  la phase

  l'hérédité totale - mémoire etc.

  le mouvement du système (devenir -) - - -

  la structure.

Toutes ces choses se balancent et se comportent comme homogènes.

Cf. liberté c'est-à-dire la nécessité entièrement consciente --> une nécessité faite par la conscience <-- Un être à l'état très libre et devant des solutions indifférentes cherche une solution hors de sa pensée,  dans une interrogation à son corps, à ses muscles, à son inertie, excitation générale.

Un homme pris à la gorge, débiteur, ivre, malade est moins libre que cet autre - c'est-à-dire que ses actes peuvent bien moins répondre à ses besoins généraux.

La liberté n'est que le degré de correspondance générale entre les fonctions, la mesure dans laquelle tous les appareils de réponse fonctionnent immédiatement et indépendamment - et répondent entièrement, définitivement à l'excitation.

Cette liberté est donc limitée par le nombre même des correspondances possibles. Elle est troublée soit par l'empêchement de quelque réponse soit par l'ambiguïté. Le "corps" et "l'esprit" sont libres ou non libres en même temps, du moins il y a un point au delà duquel leur liberté ou contrainte est la même.

          *

Cf. imitation.

Cf. amnésie.

 

L'imitation implique une solidarité irrationnelle entre les organes de connaissance et ceux d'activité.

           *

Sous le nom de liberté on entendait une nécessité faite par la conscience - une suite uniforme déterminée par le multiforme.

            *

Un homme mourant et un prêtre. Et au prêtre qui énumère les péchés classés, il dit non et ces péchés me laissèrent innocent - je les ai tous commis, je les ai oubliés. Mais j'ai mon péché - celui qui me désespère:

Je n'ai pas osé conclure.


Date de création : 20-04-2003