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Cahiers de Paul Valéry
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On ne fait pas tout à la fois - on ne pense pas à tout à la fois et le plus grand effort est de faire ou penser - un peu plus à la fois. De même on ne fait rien longtemps.

Longtemps et à la fois - voilà nos difficultés -

Mais une partie de nous travaille tout le temps et en tout point. L'autre est toujours cantonnée et mesurée -

Il y a plus. Cette autre est économe...

1) Quand certaines fonctions sont occupées - les autres ne peuvent l'être -

2) Et de plus celles qui le sont, le sont d'une seule façon.

Dans 1) c'est la puissance qui est limitée - Dans 2) c'est la fonction elle-même.

 

*

Je subis une modification - Je vois quelque chose -

Que se passe-t-il ensuite? - Je ne reviens pas à l'état primitif.

La suite dépend 1° de cette modification - c'est l'intensité

                2° de mon état au moment même - surprise (potentiel de situation) -

                3° de mon état de 0 [[ . Var. sup.: depuis toujours ]] à ce moment - mémoire association (potentiel de déformation)

                4° de ma structure - accommodation - rationalité -

2, 3 et 4 sont inextricablement noués.

Il y a quelque chose qui se suit et maintes qui ne se suivent pas.

 

*

L'intérêt de l'algèbre vient de ce que les quantités combinées quoique de même espèce - et partant - numériquement confusibles - demeurent discernables jusqu'à la fin. Par quoi toute équation se rapporte à un ensemble de qualités - homogènes, comparables - mais distinctes - C'est pourquoi les opérations écrites se distinguent aussi de celles qui sont impliquées dans chaque quantité écrite - lesquelles sont de même nature que les opérations explicites et écrites.

Considérons un objet - C'est un groupe de qualités - mi-données, mi-possibles et certaines - Plusieurs choses différentes, irréductibles et indépendantes le constituent - avec des invariants et des variants - - - -


Date de création : 20-04-2003