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CNRS 4, p. 126

Cahiers de Paul Valéry
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L'oeil caché, comme fait l'autre, se meut ou se déforme spontanément afin de voir le plus l'objet le plus visible - le plus adapté en soi. <Il cherche>

L'oeil cherche   Â. ce qui l'excite le plus.

                 ß. ce qui excite le plus le sujet                                            mental.

                 Ó . ce que le sujet veut (malgré                                                         tout) voir.

                 _. ce qu'il voit [[ Renv.: la région où ]] le plus                                                  distinctement.

                  e. ce qui le repose.

*

Pour l'oeil caché, comme pour l'oeil de la lumière - les données ne sont pas en général, ordonnées. D'où un voltigement composé de bonds et de poses - et pendant les bonds les impressions sont vagues, hors celle même du trajet. Il n'y a pas accommodation pendant ces bonds mais au contraire, conservation de l'accommodation précédente qui pourra se lier ainsi à la suivante malgré l'intervalle.

L'attention suppose une classification préexistante de tous les objets. Cette classification est multiple. Il y a plusieurs classifications.

L'une instinctive (intensités etc.)

La 2ème  acquise.

La 3ème voulue (acquise consciemment, figuration de l'état d'équilibre).

La 4ème instantanée.

*

L'oeil est suspendu, maintenu pendant un moment dans un état qui ne résulte pas uniquement des données.

*

Organisation momentanée de tout l'être. Hiérarchie.

 

Déformation réciproque de l'être et de l'objet.

 

En général il n'y a pas de point de vue pour les objets intérieurs.

L'homme se connaît, connaît ce qui lui "vient à l'esprit" comme si un autre le lui disait, montrait etc. "quelque chose me dit que.

Faisant attention, je parlemente avec cet autre.

Cet autre est le nom de circonstances qui empruntent ma voix intérieure.



Date de création : 20-04-2003