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Cahiers de Paul Valéry
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En cette matière psychique les relations se sentent bien; et mal se sentent les objets, au contraire de la physique où les objets [[ Var. sup.: termes ]] sont donnés et non les relations.

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Rêve et visions etc.

Si on combine les fonctions mentales de toutes les façons  on retrouve les produits du rêve, de l'extase etc.

Par exemple si je combine mon sentiment et un personnage imaginaire au moyen d'un fonctionnement abusif de l'accommodation, je crois voir mon sentiment dans le personnage et je vois le sentiment de ce personnage comme je vois la couleur de sa robe, au même lieu - hors de moi. Ce hors de moi étant une simple fonction.

Dans le rêve et la vision extatique, la grandeur la distance etc. sont sans importance. Le poids est nul ou infini. Tous les caractères moteurs sont dans des relations nouvelles avec les images, et les accroissements dus à l'accommodation sont comme illimités.

Le réel n'est qu'une restriction dans l'extension et la combinaison des fonctions élémentaires. Si la page que je regarde ne s'exagère pas n'emplit pas le présent etc. c'est que mon regard trouve des obstacles. La vie mentale de la veille est une foule de corrections, d'oscillations autour de points fixes - ou entre des limites.. C'est une suppression continuelle ou une répression des dépassements.

La pensée est comme interpolation.

 

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Agrandissements dans les intervalles. Hypertrophies - parenthèses.

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))La veille est la phase dans laquelle un objet particulier mon corps et son groupe de sensations et de sensations organiques, joue un rôle capital, nécessaire, continuel, régulier - de classement, de subdivision de correspondant, de transformateur, de etc.((



Date de création : 20-04-2003