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CNRS 4, p. 115

Cahiers de Paul Valéry
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Vu en rêve un visage que je croyais le mien - avec cette déformation caractéristique des choses auxquelles on fait attention dans le rêve (et qui existe aussi dans la veille - mais imperceptible). Je trouvais dans ce reflet ou portrait vivant des traits du côté paternel et ils s'accusaient par l'examen même.

Puis mi-éveillé - je m'étonne de m'attribuer une figure qui n'est pas la mienne - de m'être reconnu dans un visage autre que le mien (d'avoir reconnu ce qui n'était pas le connu.)

Ainsi, par rapport à quelque moi mon visage véritable est aussi étranger, arbitraire que tout visage quelconque. Visage et moi sont deux notions dont la relation est empirique car ces deux choses ne s'accompagnent pas nécessairement. Mon visage n'est pas de moi.

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L'esprit obéit à certaines lois - c'est-à-dire que nous pouvons former artificiellement des relations qui ne sont pas vérifiées - par exemple une contradiction. Si j'imagine un objet cet objet ne sera pas réalisé de par mon image - il n'arrivera pas qu'il devienne indépendant.

 

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"Extérieur"    sens particulier indépendant de A figure

 Objectif      non significatif [[ Renv.: A ]] non sur mon parcours réel -

             Extérieure la chose par rapport à laquelle je                                                           puis penser.

            Celle que je puis toujours regarder comme une                    constante par rapport à telles autres.

 

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Le système nerveux simulateur.

Chaque partie du système ne sait dire qu'une chose et la dit pour toute excitation quelconque.

Parmi les couples DR qui peuvent avoir lieu entre une excitation quelconque et une réponse identique il en est de réels c'est-à-dire qui peuvent figurer dans l'ensemble réel, subir une classification ou un développement avec d'autres couples - adaptation.

Cf. joie et tristesse sans cause etc.

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Dans quelle catégorie classer un phosphène?



Date de création : 20-04-2003