<- CNRS 3, p. 281

CNRS 3, p. 281-282

Cahiers de Paul Valéry
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Le corps, liaison de toutes mes sensations avec certaines d'entre elles, les tactiles et les motrices - Le lieu de la douleur.

 

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Esquisse

Résolution réelle et complète d'un type d'attention.

Voici un problème à résoudre -     Examens.

Je fais telle et telle chose - que je sais.

Ces choses plus ou moins déterminées par la donnée.

Je vais ou non jusqu'au bout.

 

D'abord je donne vie et puissance à la donnée - je la traduis en images nettes -

Ce sont ces images que je vais modifier et modeler. Mais "je", ici, cela veut dire le mouvement de fonctions, une accommodation et une coordination maintenues et dirigées - par la donnée - Or ce mouvement est, dans son tracé, étranger, autre, momentanément imposé aux fonctions auxquelles il est possible, mais non nécessaire, non réflexe.

Essaye de compter sans doigts les mots d'une page que tu sais par coeur.

 

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Compte, on dit à tort qu'il ne faut compter ensemble que des objets de même espèce - ils le sont forcément - puisqu'on ne compte jamais que des opérations (gestes par exemple de prendre un à un les unités) perçues et inscrites par la mémoire de façon à pouvoir y constituer des simultanés - Pour le compte réel et assurer son exactitude - il faut qu'à une opération corresponde un seul objet (ni 2 ni zéro) - Cf. correspondance uniforme.

...Pas d'erreur possible sur le dénombrement d'une pluralité quand cette pluralité est assez petite pour être simultanément discriminée en ses éléments - Ainsi 2 objets - sans quitter ni l'un ni l'autre, je les distingue et je les confonds alternativement - sans bouger l'oeil, ou sans les lâcher des mains -

Pour compter des objets différents il suffit de leur faire correspondre un acte identique.


Date de création : 20-04-2003