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CNRS 4, p. 70

Cahiers de Paul Valéry
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Le point central et délicat de la psychologie c'est que cela qui se conserve, n'est pas conscient.

Mais il y a aussi des choses partielles qui se conservent les unes figurées - ce sont les éléments sensibles indivisibles, les autres non figurées - ce sont des relations.

Enfin il y a des conservations partielles entre des limites. Et puis, la Mémoire ordinaire.

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Géométrie, algèbre, sont des jeux. L'admirable étant que l'on ait su mettre sous forme de jeux et de quelques règles de jeu - ( usage exclusif de certains procédés et éléments ) l'activité, les transformations d'intuitions - --

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Comprendre est substituer un ensemble de relations à un objet et il y a des degrés de compréhension dont quelques-uns sont même imaginaires (Simulation de compréhension).

Car cet ensemble de relations peut être explicite et alors la compréhension est parfaite et je connais non seulement l'objet mais ses variations.

Il peut être implicite, et existe alors sous forme d'images ou bien sous forme simplifiée de relations extérieures à l'objet qui l'encadrent, le délimitent sans y pénétrer.

L'image est donc un état ou degré de compréhension, un noeud de relations.

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Ce qui se détruit dans la connaissance c'est le présent, c'est-à-dire la proportion et l'accommodation ou plutôt le processus de l'accommodation.

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Après tout, le travail humain revient à changer un ordre qui est donné en un autre abstrait. Car toute chose est composée et en général l'homme pensant aux choses n'y peut penser dans leur composition mais bien par une variable ou une caractéristique qu'il en abstrait et selon laquelle il les range.



Date de création : 20-04-2003