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Cahiers de Paul Valéry
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Le rêve me semble un développement propre et comme autonome des excitations et des phénomènes subjectifs.

Il est la conscience exclusive des changements formels et non matériels - produits dans les phénomènes mentaux excités | variations réelles des phénomènes mentaux.

Ce qui est capital ce sont les variations de ces phénomènes dans le rêve que ne peut-on faire en rêve? Rien de ce qui nécessite une action combinée, une autocritique. Pas de corrections.

Là, ce qui est, est irrésistible-ment.

Si plusieurs excitations distinctes sont produites dans un rêve, elles ne savent demeurer séparées et doivent nécessairement s'arranger en un spectacle un. Mais au lieu d'être regardées comme dans la veille comme purement simultanées sans autre lien ou bien reliées par des accommodations centrales combinées d'autre part, elles se combinent dans une fable minima. Les choses s'arrangent d'elles-mêmes. [[ Renv.: sans le secours d'opérations situées effectuées hors du théâtre. ]]

Comme excitations on trouve dans le rêve 1° des sensations 2° excitations d'origine interne 3° phénomènes résiduels.

*

C'est un monde simple.

Ce serait, réduite à elle-même - la conscience de la conscience.

Dans la veille on peut se retirer des objets présents et tout en gardant le sentiment d'exister sans objets précis - rien que vers des objets futurs ou from des objets passés - on subsiste et on change.

Ce retirement est d'ailleurs court. C'est un temps bref et pendant ce temps (de se retenir, de retenir le souffle...) certains phénomènes imprimés peuvent subsister par inertie brève et attendre mon retour - ma nouvelle action.



Date de création : 20-04-2003