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CNRS 3, p. 277

Cahiers de Paul Valéry
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[Croquis]

Quand la force fournie constitue la durée - la mesure est la quantité de volonté nécessaire pour maintenir la force - c'est-à-dire le nombre d'actes de volonté produits.

Mais cette volonté essouffle.

Le suspens, l'impulsion, l'accélération de diverses fonctions - leurs dépendances. La puissance et l'acte.

 

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L'esprit lui-même ne garde son élasticité que par mille mouvements, mille refus, et mille expériences - il fait ses feintes, se garde de s'engager - veut croire et veut changer de croyance -

 

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Qu'est-ce qui est invisible, imperceptible, inconnaissable et cependant impliqué dans la connaissance?

 

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Une classification bien faite des éléments de la conscience, supprime la plupart des problèmes classiques - et à leur place - on voit des problèmes plus profonds - moins linguistiques -- - - Mais ceci pour être vrai - doit être précédé du problème général de la linguistique ou notation, savoir: une telle classification est-elle réalisable d'une seule manière?

Il faut remonter à l'état où un langage n'est pas encore institué.

 

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Apercevoir le groupe entier des modifications possibles de la connaissance! Non le "mécanisme intime" non le but final, ni l'origine - Mais simplement tout le lieu du mécanisme visible. La généralité de ce qui nous est si parfaitement connu dans chaque cas particulier.

Les lois sont les restrictions qu'il faut imposer à ce groupe pour le faire coïncider pendant quelque temps avec le réel extérieur.


Date de création : 20-04-2003