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Cahiers de Paul Valéry
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T-t-  faire un souvenir dont on a faim - infra les données -

L'attendrissement par un souvenir.

L'attendrissement en général, sa fin -

De la déperdition générale des états -

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Le temps rapporté à l'être vivant ne doit plus être regardé comme une grandeur homogène à elle même - Il convient de la "perfectionner", de séparer et classer les durées partielles -

Et cela se voit par cette remarque: que le temps pris dans le vivant est donné sous forme de puissance -

Le muscle se bande assez vite, demeure bandé quelque temps et se relâche - Or la durée de ces phases du muscle est perçue comme je l'ai dit - par fragments inégaux - On ne perçoit que les changements d'état et le voisinage de ces changements.

La grandeur qui varie avec le temps. Varie beaucoup dans un temps court ou nul - peu et dans un certain sens - peu dans un temps moyen, - beaucoup dans un temps court et de sens contraire - point dans un temps long - Je trouve le "temps long" tant que le bras est tendu - C'est le temps par rapport au muscle -

Quand j'attends un événement, je trouve le temps long par rapport à mon objet attendu. J'appelle temps la constance ou permanence de cet objet - Le temps par rapport à une variable est la permanence de cette variable prise dans l'état actif (nutrition, excitation).

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[Croquis]

Balance potentielle - Ici je veux faire équilibre à un poids par une succession de petits chocs - Ce n'est pas un vrai équilibre -

Je ne fais que ramener le poids à chaque instant au voisinage de sa position d'équilibre - Mais ce pourrait être au voisinage de toute autre position.

 

<La durée de l'accroissement d'excitation>

Epuisement de x

Durée pendant laquelle je maintiens une variable  active -


Date de création : 20-04-2003