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Cahiers de Paul Valéry
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La grandeur continue croissante (ci-dessus) a quelle est son existence? C'est une intuition d'intensité - bornée. Tout ce que j'ai dit plus haut ne vaut que dans un domaine limité, un "présent" lequel est réciproquement le domaine où la notion du temps existe. On peut l'appeler le domaine réel. C'est en ce domaine et en lui seul que les fonctions diverses se déterminent réciproquement ou se bornent et s'excluent.

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Le problème du temps ou : comment peut-on remplacer une diversité de "choses" par une grandeur simple continue perçue?

(A1 B1 - P)= T1-T0

intervalle d'une détente

 

L'argent

1 symbole et 2 marchandise

1 convention et 2 chose

1 Sert à correspondance parfaite entre éléments de l'ensemble choses.

2 Marché.

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L'association c'est répondre à une "idée" par une autre.

Répondre implique asymétrie. PQ = QP         A=R (D(A))

Cette asymétrie elle-même n'est que momentanée.

L'idée R ne répond pas à l'idée D

Mais R tend à replacer dans l'état d'où D le tire, un certain système.

R et D à eux seuls ne forment pas un système suffisant - R et D n'ont pas de connexion visible en général. C'est pourquoi on se rejette sur ressemblance et contiguïté antérieure.

Mais ressemblance et contiguïté appartiennent aux fonctions d'adaptation qui sont continues et indépendantes. Toute idée en détermine ou moins une autre. A toute idée, correspond ou moins une autre.

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Ce genre de liberté qui nous permet de nous tromper, cette liberté quant à l'erreur ou à la justesse, démontre l'existence de fonctions indépendantes et l'indépendance propre du trajet mental. La seule condition pour celui-ci est le changement, la substitution et l'amortissement de l'excitation, de n'importe quelle manière. Tandis que le fait supérieur est d'imposer des conditions nouvelles à cette réponse.



Date de création : 20-04-2003