<- CNRS 3, p. 898

CNRS 3, p. 899

Cahiers de Paul Valéry
-> CNRS 3, p. 900 Index des Cahiers

$

 

 

--->Il faut donc envisager une sorte de conductivité ou de transparence du système qui varie par instants.

Pouvoir instantané du système de laisser passer, de résister, de répondre, de s'adapter. Le système 13 peut se comparer à un milieu dont la réfringence varie en fonction du temps, de divers potentiels etc. cette réfringence variant aussi en multiplicité

Toute la pensée consciente serait alors comme la diffraction d'un réflexe

*

Le rôle essentiel de ce moi "supérieur" est de prévoir - ce qui revient à relier à priori des fonctions de marche différente - de même que l'oeil avertit le muscle avant le tact, en recevant de l'objet qui s'avance, la partie lumineuse qui précède de beaucoup la partie masse vive. De même le moi supérieur reçoit la partie imaginaire de mémoire avant la partie sensation (quand c'est possible) et la partie conclusion avant que la partie représentation détaillée et prémisses soit achevée.. Et il se trompe par excès de vitesse -, en essayant d'éviter la surprise.

La surprise est 14 la cessation brusque d'un régime permanent - un coup de bélier. La prévision immédiate [[ . Aj. sup.: continuelle ]] est déjouée. Le moi n'avait rien préparé. Ce moi organe des commencements, des préparations, des mises en train est devancé.

Donc la substitution d'un phénomène à un autre n'est pas toujours indépendante de ces phénomènes, l'opération A/B n'est pas équivalente à B/C

On ne peut pas s'attendre à tout.

Chaque régime que l'on prend est l'institution virtuelle d'un système de correspondances ou réponses uniformes. Je ne puis bondir que dans une direction.


Date de création : 20-04-2003