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Cahiers de Paul Valéry
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Un bruit lointain commence en moi-même - et finit en un point de mon regard

 

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Ce qui définit ceci comme "Monde extérieur" c'est la stabilité d'un [[ . Aj. sup.: certain ]] ensemble de relations internes, s'opposant à l'instabilité d'un autre groupe.

Il y a en nous, en présence de ce monde extérieur des portions - des domaines qui sont comme enchaînés entre eux par une intervention inconnue - (que nous déduisons de cet enchaînement)

de même en géométrie, il est des figures qui ne se suffisent pas à elles mêmes et ne peuvent être réduites à leur forme qui n'est pas solidaire d'elle-même, mais qui dépendent de conditions non-géométriques, ou extérieures [[ . Var. aj. sup.: étrangères ]] à l'espace.

Constater que A est dans l'extérieur, c'est constater des liaisons qui laissent indépendante une partie du système.

 

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Averti par des signes, cela ne peut pas toujours suffire à éviter le choc

 

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Il y a dans la pensée quelque chose qui doit se représenter par une valeur continue - (comportant des singularités et des zéros -) L'état de ce quelque chose dépend de son état antérieur de façon différentielle.

Considère la surprise. Cette coupure! qui a une durée appréciable. Ce ne sont pas les phénomènes qui manquent à ce moment

La surprise est un arrêt, un suspens par brusque changement externe. Donc les phénomènes peuvent réaliser quant à moi des chemins continus ou au contraire des coupures sans cesser d'être denses.

Quelque chose arrive dans une région de moi où je ne suis pas

Cette région est comme sans issue tant que je n'y suis pas

d'où l'effet de choc. Il n'y a pas prévision des voies de passage. --->


Date de création : 20-04-2003