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CNRS 3, p. 893

Cahiers de Paul Valéry
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Un rêve est comparable aux "jeux de la nature"

Dans une roche, l'eau fait un Napoléon. C. à d. que je lis un Napoléon dans le modelé. Pour la roche et les eaux, ce profil ne se discerne pas d'une infinité d'autres - réalisés dans les roches voisines, et d'une deuxième infinité d'autres réalités dans le temps avant et après celui-ci. Pour moi, ce profil est une singularité significative insusceptible de transformations continues. Entre les formes celle-ci me réveille d'une sorte particulière - comme le rêve est une sorte de réveil par rapport au sommeil absolu.

Le rêve se produirait alors lorsque des modifications internes (qu'on peut supposer continues, procédant par différences infiniment petites) présentent par endroits une structure ou allure qui soit semblable, ou homogène avec des faits de conscience - de sorte que - à chaque instant, nous lisons en langage de conscience , c. à d. en souvenirs partiels des accidents créés sur les frontières du sensible par les événements inconnus du corps et du milieu. Parmi ces événements, certains jouent un rôle très fréquent dans les rêves, ce sont les phénomènes résiduels: ceux dus à une sorte d'inertie

La veille peut se caractériser par les différences de marche de ses éléments

Il y entre des variations de divers ordres.

Les idées se meuvent par rapport au mouvement de telles sensations et s'en distinguent ainsi.

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Un élément d'un certain groupe peut appartenir à 2 séries ou modes distincts

On peut concevoir la vie de l'esprit comme le ...................................................................................................

association. ind = groupe de ....

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Date de création : 20-04-2003