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CNRS 3, p. 885

Cahiers de Paul Valéry
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Tome 8 III 885 --- IV 139

Corrigé

 

La volonté est l'illusion [[ .Var. aj. sup.: de la production de forces par une ]]  de forces provenant d'une idée pure - (ou d'une image définie comme "intérieure").

Il se fait une correspondance nette et uniforme entre trois domaines celui des sens, d'efforts 2, celui des représentations, celui des résultats (sensations [ernes]. modifiées).

Lorsque cette correspondance apparaît, nous croyons vouloir - c. à d. nous croyons 1° que l'élément représentatif suffit pour créer la correspondance et pour alimenter les machines qui attaquent les résistances extérieures.

2° Nous extériorisons toutes les résistances

3° Nous croyons tout voir - et ne pouvons rien voir en deçà de notre idée

En réalité cet état de vouloir est commandé par n'importe quoi.

L'homme doit pouvoir vouloir - qu'il le veuille ou non. Lorsqu'un certain seuil est atteint la correspondance s'institue, se fait apparente et nous croyons vouloir.

*

Le monde des objets déterminés et individualisés est une convention.

Fonctionnement de la logique. La logique en vie; en acte-

La majeure peut exister ou dormir longtemps à l'écart de la mineure.

Un jour, la conclusion explose. L'évidence devient évidente...

Cela fait - l'enchaînement du syllogisme coïncide avec une suite formelle d'associations. Son "évolution propre" peut se superposer avec une succession continue du temps.

*

Le temps se mesure intuitivement par une "évolution particulière" ainsi lorsque se succèdent abc, nous considérons a comme altéré par b et, b par c.

Et le sens d'une succession ou le sens du temps consiste en ceci qu'il y a une certaine continuité si on parcourt [a, b, c] dans ce sens abc et une discontinuité dans le sens contraire. Ce qui se prouve par la mémoire. La mémoire elle-même peut-être regardée comme dérivée de l'évolution totale du système.


Date de création : 20-04-2003