<- CNRS 3, p. 880

CNRS 3, p. 881

Cahiers de Paul Valéry
-> CNRS 3, p. 882 Index des Cahiers

$

Nous ne pouvons connaître le temps, l'apprécier etc., qu'en nous rendant indépendants de lui, au moins apparemment.

*

Changement de coordination -

  1° avec dégagement ou perte d'énergie -                                              (d'excitation) temps long.

2° avec absorption d'excitation extérieure. temps court

*

Chaque idée ou image éteint la précédente mais celle-ci peut reparaître. Sa "vigueur" peut persister tandis que sa figure est absente pour un temps.

*

Problème

Considérons un système D.R. Et d'autre part une pensée quelconque. Il importe de décomposer la pensée donnée en système D R. Là serait l'objet de la géométrie psychologique.

*

 

 

La pensée n'est sérieuse que par le corps. C'est l'apparition du corps qui lui donne son poids, sa force, ses conséquences et ses effets définitifs.

"L'âme" sans corps ne ferait que des calembours et des théories.

Qu'est-ce qui remplacerait les larmes pour une âme sans yeux, et d'où tirerait-elle un soupir et un effort?

L'art est illusoire parce qu'il semble nous donner une énergie qu'il se borne à tirer de nous. De cette énergie il use pour ses constructions, il nous les propose en même temps qu'il excite à mesure en nous les énergies nécessaires.

Rôle du temps et de la mesure. Signification de la double nature de l'oeuvre d'art.

*

"L'intuition naïve" ne fournit que des solutions particulières.

"L'âme du poète" ne connaît que des valeurs linéaires.

Le poète (généralisé) s'exprime au moyen de fonctions et d'éléments quelconques adoptés sur le champ sans égard à leur existence hors du besoin momentané et il ne songe pas à en réduire le nombre, à le maintenir.


Date de création : 20-04-2003