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CNRS 3, p. 870

Cahiers de Paul Valéry
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C'est au contenant de la pensée que s'applique le temps, l'énergie, ce que j'appelle parfois le formel.

Le contenu ou significatif est proprement la pensée.

Ceci ne s'aperçoit pas de sa vitesse ni des intermédiaires.

Mais nous percevons les deux choses mêlées, très souvent.

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...Il y a au moins trois choses dans la pensée.

1 Sa figure - ou la représentation.

2 Son organisme qui se fait sentir (et est aussi                             influencé par le reste de l'organisme).

3 Son action sur l'organisme général ou milieu.

 

Nous sentons presque toujours que notre connaissance n'est pas d'une seule pièce. Nul monde n'est simple - d'un seul tenant, d'un pli seul.

L'unification se fait dans les états voisins de   l'hypnose      

                                        le choc

                                        l'acte.

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Ote plaisir et douleur. Restent de pures combinaisons.

Si on les ôte, c'est ôter les signaux de '"Encore" et de "Assez". Les signes de la quantité, les inégalités fondamentales <qui déterminent entre deux sensations, une constante - l'existence>. Ce sont eux qui donnent un sens au fonctionnement connaissable. Ils ont aussi pour mission d'interrompre les activités en train d'être l'état incoercible, insupportable, non négligeable, des signaux. Ils éveillent le Moi vers le Moi.

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A toute demande il y a plusieurs modes de réponses - il y en a autant qu'il y a de manières de considérer la demande. Soit en elle-même soit dans ce qu'elle implique.

Les réponses de la conscience totale n'ont lieu et ne sont déterminées qu'après détermination de la demande.

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Là où la vue voit une pluralité, l'oreille entend une unité.


Date de création : 20-04-2003