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Cahiers de Paul Valéry
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Il y a deux sortes d'adaptations ou accommodations.

Les unes sont réversibles.

Les autres sont permanentes.

Les 2èmes constituent les 1ères au delà de certaines limites où les 1ères cessent.

La mémoire contient des définitions permanentes.

Il n'y a pas de mémoire des impressions qui n'ont pas dépassé un certain seuil.

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- Considérons une de ces modifications réversibles du vivant. Parallèlement à cette modification réversible ont toujours lieu des modifications permanentes. L'une est le temps, le sentiment du temps, c'est-à-dire "quoique un système revienne à un état initial, quelque chose a augmenté.". Les autres sont de nature physique. Le système entier ne peut repasser par le même état.

La mémoire est le retour de la partie représentation au même état. Mais au contraire la notion de ce retour mémoire, la conscience du retour désigne une modification permanente - est conscience d'une impossibilité de retour entier.

 

Ceci n'est pas rigoureux. Toute accommodation se décompose en variations continues de certaines variables - d'une part - et d'autre part un événement dont la production unique est liée à une certaine valeur complexe ou simple du système vivant. Si on abstrait cet événement, les variations sont des modifications réversibles. Si on le compte, l'ensemble est irréversible.

A l'égard de l'accommodation l'équilibre est atteint quand la

 

Les appareils d'accommodation réalisent l'équilibre entre les circonstances extérieures et les circonstances intérieures. Cf. lactation.

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) L'intensité et la durée d'une douleur n'est pas proportionnée à son importance comme signe, à l'importance du désordre produit, ni même à celle la partie atteinte.


Date de création : 20-04-2003