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Cahiers de Paul Valéry
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En somme toujours ce problème:

Un homme, son esprit occupé de telle pensée est gagné par le sommeil (tiré par la surprise, par une souffrance etc.-) que devient le significatif de cette pensée - comment se mêlent  dans la conscience et autour d'elle les éléments sur le théâtre aux insidieuses déformations. La vie leur est retirée par derrière. Les images deviennent indépendantes.

 

Au point critique, l'état de veille devient de plus en plus homogène, selon une marche oscillante.

 

La volonté se fond en quelque sorte.

La volonté peut être regardée comme exigeant une sorte de différence ou de distance entre deux parties d'un même système. L'excitation volontaire est une division entre 2 phases. Vouloir c'est être divisé.

La division s'atténue et disparaît au moment critique.

Pour la veille il faut et il suffit qu'il y ait division.

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L'hésitation implique que je n'hésite sur un certain état final à atteindre. Il n'y a pas d'hésitation sur la fin. Et sans une fin déterminée pas d'hésitation possible.

Il y a un point critique, confusion. Les notions, les images commencent à suivre des lois continues.

Monotonie - oscillations.

 

Eveil re-connaissance.

re-connaître c'est dédoubler les éléments - les connaître comme doubles, comme existants en soi et existants en moi, susceptibles de deux modes de variation élémentaires - L'un

 

       L'objet réel est la limite de ces 2 cadres de variations.

La veille est l'époque de ce dualisme.

Ce dualisme - sa perception n'est pas nécessaire.

Et le degré de conscience le plus élevé n'est qu'une sorte d'accroissement de ce dualisme.

*

La veille, état d'oscillation entre deux mondes. Et l'ensemble des points qui jouissent d'une double accommodation - forme le monde extérieur (3ème monde). Entre les 2 mondes, il y a un chemin réversible.


Date de création : 20-04-2003