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Cahiers de Paul Valéry
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Il est perçu lui-même lorsque la perception et les actes ou substitutions possibles ne suffisent pas à compenser l'excitation initiale.

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En général la conscience élimine en quelque sorte le temps - par le procédé analogue au réflexe.

Le temps devient perceptible selon l'intervalle entre D/R. [[ . Aj. m. g.: Tel phénomène x ne répond pas à A. ]]. Mais dans le domaine mental la liaison D R et l'intervalle peuvent être multiformes. C'est la multiformité 

 

D --     R1

         R2 qui caractérise l'intervalle et par suite                  R3                                                                                          la durée.

Il y a plus. D peut être annulé ou altéré ou laissé invariant par un événement A qui n'y répond pas.

Il y a donc déjà choix, accommodation - charge.

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))) Considérer [[ . Var. sup.: généralité = transitivité rationnelle ]] tous les événements mentaux comme événements de conduction - comme chemins, éléments de chemins, conditions de chemins.

Et d'abord chercher les aboutissants éternels de tous ces chemins - Les états limites. (((

Les pensées et les actes mêmement sont temporaires, transitifs, provisoires - et le sont tous.

Lorsque ce caractère médiat et moyen se masque, nous croyons atteindre une sorte de néant suprême, l'extrémité de notre nature, comme si elle avait accompli sa tâche véritable; spasme de l'amour, détachement contemplatif, possession de la vérité, possession de l'indifférence dorée, etc., états dans lesquels il y a comme un détachement - un intervalle sensible entre l'être et la manière d'être - soit que l'un refuse l'autre, soit que l'ayant poussée à bout il...

Et puis aussi lorsqu'on ne peut aller plus au delà et qu'il faut cependant continuer d'être.

Si rien ne me peut satisfaire, c'est que tout secrètement m'excite.


Date de création : 20-04-2003