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CNRS 3, p. 816

Cahiers de Paul Valéry
-> CNRS 3, p. 816-817 Index des Cahiers

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< Il me semble que le caractère le plus permanent de l'automatisme soit la non-généralisation, l'absence d'irradiation - et d'écarts.

Si je lis ou écris sans y penser, dicte -etc.- je mets l'orthographe etc., et à chaque instant un nouveau fait est pris, transformé etc.>

 

[Croquis d'un hexagone.]

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L'être central tend à faire relatif ce qui de soi (c'est-à-dire automatiquement) se donnait absolu.

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Qui me pousse à avoir besoin de la symétrie d'une chose? et qui me transporte d'un point au point opposé, ou de la lumière à la ténèbre ou du repos à l'activité?

Symétrie (en général) et généralisation. Parcours de toute l'étendue possible - -

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Présence et être central.

L'être central est évidemment de la nature d'une présence - et donc d'une sensation. Mais une sensation est: toute connaissance ou modification indivisible située dans une accommodation perceptible.

Si une sensation peut sembler immuable, durable, stable comme la vue d'un objet, c'est par l'accommodation à elle liée et qui seule peut donner cette durée.

Cet être central serait donc le résultat, l'idole de l'impression faite en nous par la présence ou excitation simultanée d'organes ou systèmes mêmes et non de leurs produits ou actes. Et ces sensations ne demanderaient pas que chaque système soit en activité - mais prêts à s'y mettre - prêts à s'accommoder entre eux. Sensation de présence ou centrale.

L'existence ou le manque de cette sensation im-perceptible (c'est-à-dire dont il est impossible de trouver la localité nette, la --- correspondance uniforme avec d'autres..) est caractéristique de l'intelligence éveillée, de la tonicité mentale car-->


Date de création : 20-04-2003