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Cahiers de Paul Valéry
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Ainsi l'homme vit avec des circulations inconnues qu'il admet dans son système, et dont le nombre moyen est toujours croissant.

Chaque acte ou événement tend à créer, ou renforcer ou détruire des habitudes, et à chaque instant elles sont à telle phase (du moins celles à période déterminée).

Celles à période déterminée sont celles dont l'excitateur même fait partie de l'homme et est entraîné par son temps circulatoire, et aussi celles liées à des phénomènes périodiques externes.

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Les liaisons automatiques accroissent l'amplitude du projet.

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Le vrai égoïste, au sens des moralistes vulgaires, est celui qui n'imite pas ou qui résiste à l'imitation sympathique. Il ne s'aime pas plus que les autres ne s'aiment - mais il les épouse moins et est moins porté à faire ce qui soulagerait à la fois les autres et lui, leur miroir. Il est celui qui supporte le malheur des autres. Cette forme de sensibilité imitative pour laquelle il est peu doué, doit exister chez tous les animaux sociables comme une nécessité et un langage.

Mais le problème se réfère à celui plus étendu de la simulation par le système nerveux. Simulation dont le vrai nom est la multiformité d'excitation, et la généralisation des excitations.

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Si ayant pensé A je dois penser B [pour revenir à un certain point initial] alors je pense donc B.

A et B forment un système complet.

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Une réponse dépend ou d'un temps - ou d'une variation continue de l'accommodation ou d'une généralisation (vouloir).

Ainsi entre demande et réponse on trouve un temps qui peut recevoir  un développement purement mémoire -

     ou un développement dans l'intérieur d'un domaine.


Date de création : 20-04-2003