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CNRS 3, p. 764

Cahiers de Paul Valéry
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Tandis que la conscience ne veut changer que par phases complètes - par des unités entières, achevées - l'invisible et bizarre dominateur aveugle inconnu - ne connaît pas ce besoin et cette loi - mais il donne et retire à tout moment irrationnel, comme le papier peut être déchiré sans égard aux figures tracées sur lui.

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L'image mentale - ou bien (pendant un temps indéterminé) demeure simple accident sur la conscience ou dans la mémoire - ou bien subit ..une transformation qui la rapproche des lois. Elle tend à devenir partie d'un processus organisé interne - sorte de digestion.

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Méthode des transformations continues

Plaisir - douleur

couleurs

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Schèmes de rhétorique

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Le libre suppose que quelque chose visible statue en dernier ressort.

--> 3 Lois <--

Le nécessaire suppose que choses visibles et choses invisibles inconnues se composent et s'enchaînent, et suppose ces choses inconnues.

Une idée ne tire pas une quelconque idée pas plus qu'un bâton flottant ne tire le bâton qui flotte après lui sur un seul courant -

Mais les 2 idées sont de la même "figure" et font un tout irrationnel.

Si ce qui est et fut, semble ne pas pouvoir être différent, ce qui sera est nécessaire --

L'idée de liberté vient peut être du repentir au sens le plus simple. J'aurais pu ne pas faire telle chose à quoi rien d'apparent ne me contraignait et qui me fut dommageable.

Il faut donc supposer ou liberté ou contrainte invisible. Si on fait ce qui fait du mal - c'est pour n'avoir pas vu ou assez vu ce mal.

Chose curieuse - nous devons concevoir le libre arbitre comme une liaison.

 

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Le remords est un véritable anachronisme.


Date de création : 20-04-2003