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CNRS 3, p. 740

Cahiers de Paul Valéry
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< Par une habitude invincible, nous cessons naturellement depuis l'origine - de voir autre chose que le monde et ses images. Nous perdons tout ce qui l'accompagne

Nous adhérons à >

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Il ne faut pas se laisser faire par la facilité; (par le souvenir méchanique, par la conséquence d'un commencement, par la hâte du déjà fait, par la continuité et la détente heureuse mais revenir au principe - qui fut un pressentiment du nouveau, et au précepte qui est d'accroître toujours le pouvoir..).

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Si on égale une sensation à une notion, à une tension etc., cette équation désigne implicitement quelque chose, qui est la conscience.

                                                A    

La conscience est cette équation ou substitution --

                                                B    

Séparation faire organes

faire mobile, faire chose,

faire inertie,

faire invariable

et en particulier rendre un changement, objet.

Pouvoir être autre.

Ceci est caractéristique.

Tout devenant partie.

Nombre d'indépendances perçues -

On a aussi (---) dans laquelle A et B deviennent indifférents - par exemple: on a -- puis on pense une autre manière de passer de A à B = (--)

Le degré de conscience est dans la perception des indépendances - d'où prendre conscience de A - est devenir indépendant de A en tant que lui survivant psychiquement.

En somme on a 1° une adaptation ou accommodation intime

2° un détachement, après cette accommodation - une fois accomplie - et la chose ainsi accommodée devient fixe, objet, et disponible c'est-à-dire que A peut entrer dans un état.

La devise du conscient est: Je puis être infiniment autre.

La conscience est l'extérieur de toute chose - l'éternel dehors.

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Attraction et accommodation


Date de création : 20-04-2003