<- CNRS 3, p. 710

CNRS 3, p. 711

Cahiers de Paul Valéry
-> CNRS 3, p. 712 Index des Cahiers

$

Je sais tout - - Je ne sais rien (bis) - - C'est comme une onde et son creux. Ce pendule produit la vie intérieure, élucide les problèmes, ombre les évidences, bat de clair et d'obscur alternatifs, comme indifférents, les monstres qui se proposent; de sorte qu'il faut une sorte de vertu pour conserver leur difficulté et leur énigme à certains, pour ne les point franchir; pour garder mêmement à d'autres leur primitive clarté.

*

Admettons, un instant, cette manière de parler.

Les forces extérieures seront les excitations qui ne déterminent pas une accommodation totale - ....

Cf. différence de Y et ø , l'image et le réel. Un objet est réel lorsqu'il dépend de son accommodation.

*

Le travail de l'être nerveux est une déformation qui tend à accomplir un accroissement de coordination. Cet accroissement se décompose 1° en une déformation passagère 2° un accroissement durable de liaisons.

Le travail intellectuel n'est pas représenté entièrement à la pensée. Loin de là. Tout l'être peine dans le cerveau. Et le cerveau ne voit que le point même de lui-même où les contacts se produisent, où le vide s'échauffe, où toute l'énergie vient se transformer - et encore sous la forme d'êtres insensibles à l'énergie qui sont les images inaltérables.

*

"Rhétorique" et "Philosophie" convergent dans l'idée de la recherche des expressions. (f(a)).

*

Les choses que nous ne pouvons nous représenter sont toujours des choses données par des combinaisons verbales, par des signes mus à froid.


Date de création : 20-04-2003