<- CNRS 3, p. 698-699

CNRS 3, p. 699-700

Cahiers de Paul Valéry
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Sans mal, sans résistances l'homme serait comme un corps parfaitement transparent, infiniment élastique. Sans cette dispersion qui est à tel point conscience et sans cette recomposition à laquelle tend la pensée.

La pensée est pareille [[ . Aj. sup.: comme due ]] à une interposition de résistances sur le chemin des actions directes de la vie. Mais actions et résistances ne sont pas directement (ou d'une façon simple) favorables ou défavorables a priori à l'existence même du vivant en qui elles se produisent. Ma pensée peut me sauver ou me tuer, et il en est de même de mes réactions corporelles - considérées isolément.

Croire Þ se représenter + comparer à quelque chose d'accommodé extérieurement.

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On ne peut pas directement construire le rouge avec du bleu quoiqu'on puisse passer du rouge au bleu par quatre chemins continus.

R.O...Bl

R.V. Bl

R N Bl

R B Bl

*

Axiome psychologique.

Une idée précisément donnée, on ne peut la déterminer rigoureusement [[ . Aj. sup.: complètement ]] par des lois ou procédés ou propriétés quelconques attribuées à l'être; en effet toute idée est, dans sa particularité, accidentelle. Toute idée est contingente dans sa nature. Car elle provient toujours des circonstances extérieures initiales.

Et cette contingence, ce rien, devient DANS l'ESPRIT et autres milieux, quelque chose de régulier, d'organisé, d'assimilé et même une sorte d'organe.

*

Le vouloir est la mise de la force à la disposition de l'idée. Mais la grandeur de cette force ne dépend de l'idée. L'idée est intervention.

Le sommeil est séparation.

Union et séparation sont potentielles.

                         --> Régions de connexion <--

Vouloir c'est voir potentiellement - Modification de potentiel par une image.


Date de création : 20-04-2003