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CNRS 3, p. 693

Cahiers de Paul Valéry
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La plupart des erreurs s'ensuivent de la précipitation - avec laquelle on franchit l'impression pour courir à la suggestion.

Le choc de la conscience l'ébranle et va éveiller par une généralisation très vive tout ce qui peut être éveillé par lui - et l'éveil s'arrête au hasard, déjà en pleine erreur, en pleine précision, au delà du vrai qui d'abord est informe et ne doit demeurer net que progressivement, par tâtonnements.

 

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Sommeil - larme batavique1.

On forme voûte, on se fait équilibre mais si la pointe est brisée

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A chaque instant, à chaque événement il faut prendre la situation et la position d'où l'on domine - l'état qui laisse libre ou l'état qui correspond au maximum de force disponible

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distance intellectuelle -

métaphores-rapprochements      différences

contrastes -

et chemins le long desquels les distances se comptent -

Le temps =

Considérons deux sensations a b et le contraste qu'elles déterminent, c'est-à-dire l'accommodation qui résulte de leur dualité.

En général A(a,b) # A(a) + A(b) (A étant symbole d'accommodation).

S'il en est ainsi il y a contraste

Mais pour qu'il en soit ainsi, il faut que le temps dans lequel a et b sont contenus soit  < _ .

Ou même on peut considérer le temps comme la possibilité de cette accommodation - la possibilité de diviser ou de ne pas diviser A.


Date de création : 20-04-2003