<- CNRS 3, p. 670

CNRS 3, p. 671

Cahiers de Paul Valéry
-> CNRS 3, p. 672 Index des Cahiers

$

L'avantage de cette accommodation dont je cherche la composition et les applications serait de substituer aux notions indéfinissables d'abstraction, de catégories etc. de véritables opérations fondamentales ramenées à une intuition réglable (tandis que dans ces abstractions usitées il y a des intuitions sourdes et incohérentes) -

Du moment que nos spéculations sont d'origine intuitive - et se développent par des propriétés constantes ne peut-on régler leur ensemble et faire pour elles ce qu'elles tentent d'être pour le reste.

Du moment qu'il y a un aspect du général qui est un certain particulier il faut mettre au jour et fixer ce particulier.

*

Ce n'est pas le "Monde" c'est "nous" qui sommes faits ordre et mesure et déterminations progressives. Les mathématiques sont l'image de notre seul instrument. Donc identité des formes qui représentent une foule de phénomènes différents - comme il se voit par la physique mathématique.

*

Viscosité des rêves - Et quand une scène, des êtres connus, se déforment comme par des verres courbes.

*

Chaque individu contient autant de personnalités réelles qu'il peut former de mondes nets distincts à l'aide des mêmes éléments fonctionnels communs pris chaque fois comme signes uniformes.

Mais on ne peut savoir également bien plusieurs langues, car celle dans laquelle on pense l'emporte (momentanément)

J'ai dit personnalités réelles - à cause des simples jeux d'imagination qu'il fallait exclure comme des masques d'un instant.

*

Le corps et la face gréés - - -

*

Le vers n'est pas une onomatopée complexe, composite - Sa musique est exceptionnellement imitative - La règle est qu'elle soit adjuvante. Le sublime est l'intense, l'extrême d'une excitation-signification - C'est la sur = accommodation.


Date de création : 20-04-2003