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Cahiers de Paul Valéry
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Il y a une sorte de continuité entre les phénomènes purement mentaux, et les phénomènes réels, c'est-à-dire entre deux états ou formes différentes de la conscience -

Par exemple, un son qui finit ou vient de finir est sur la limite. Un phosphène - et même une sensation très simple, unilatérale.

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) Il faut bien - ou renoncer à toute psychologie rationnelle ou essayer de se représenter objectivement conscience, pensée etc.

Telle image sera Mémoire telle autre raison, intellect etc. (

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Pour qui écrit l'auteur? Pour un homme qui achète le livre au hasard, coupe les pages avec son doigt, en saute, jette le volume et dort. Mais le plus outrageant, est que ce lecteur est profondément raisonnable et louable d'agir ainsi. <S'il -- agissait> Autrement il serait un sot. L'amour-propre le plus intense répond naturellement dans l'auteur à l'arbitraire du lecteur. Il se fait un marchandage tacite - L'auteur exagère ce que l'autre se doit d'abaisser.

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Dans le rêve, la moindre excitation envahit tous les compartiments qui sont ouverts et en allume les images.

Elle entre dans la représentation par ressemblance et devenue telle image, elle se répand où elle peut - La sensation n'est pas traitée par des jugements qui ou bien l'annulent ou bien la font nette et la transforment - Elle est au contraire obéie et se diffuse -

Ainsi un corps gyroscopique transforme les chocs, mais au repos il obéit de façon simple.


Date de création : 20-04-2003