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Cahiers de Paul Valéry
-> CNRS 3, p. 210 Index des Cahiers

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Le problème le plus important est celui qui peut être résolu.

 

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La dimension - le poids - de parties de notre corps - appréciés par les sensations internes ou par des organes inaccoutumés - sont très variables et dépendent de l'état de ces parties et des chemins suivis par l'information -

Le tact par la langue et celui par les doigts donnent des indications différentes.

Mon propre poids apprécié par mes muscles diffère de ce poids apprécié par qui me soulève.

Le chemin suivi est différent.

 

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La responsabilité est de supporter une conséquence que l'on a prévue - ou qu'on est censé avoir prévue - On supporte alors une conséquence, ou situation que l'on a faite - comme si c'était le but avoué et bien voulu que l'on s'était proposé - On guillotine un coupable - parce qu'il est censé avoir voulu être guillotiné.

La responsabilité présume la capacité d'avoir voulu la chose - et aussi la conséquence - legem quam fecisti.

 

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L'homme qui vient de s'éveiller ressemble à celui qui s'endort - Tous deux se tirent - L'un recommencerait à dormir et l'autre de veiller -

...Entre le relâchement complet du muscle et sa contraction il y a un état intermédiaire - Celui qui va se mouvoir n'est pas identique à celui immobile1. Etre sur le point de....a un sens -

- Attentif, de pierre, et gonflé de force toute prête -

 

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Surprise - immobilisation - Silence, Suis-je aperçu? - Aucune solution -


Date de création : 21-04-2003