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CNRS 3, p. 607

Cahiers de Paul Valéry
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La liaison entre la perception même et les conditions de la perception - grossièrement demande:

excitation -

organisation

éveil général

direction vers     Â

Une fois ces choses réalisées viennent:

généralisation - mémoire - re-connaissance ou tâtonnements

réponses mentales brutes

traitement de ces réponses si elles ne conviennent pas

Car il n'y a élaboration mentale intense que si les réponses immédiates sont insatisfaisantes - semblent arbitraires ou vagues (c'est-à-dire insuffisantes pour en finir).

J'ai souvent pensé qu'il y a un développement canonique des excitations. Si on le mettait au jour, on verrait l'emploi régulier des facultés successives - c'est-à-dire des formes successivement adoptées - des impressions que nous produit le trajet de l'excitation à travers les couches différentes.

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Rien ne prouve que la machine humaine soit parfaite - Il y a des déperditions des ébranlements, des frottements - Et il arrivera au savant quelquefois de prendre pour un effet essentiel du fonctionnement de la machine ce qui est une pure défectuosité dépourvue de signification propre et d'utilité, - une vibration de la chaudière bien distincte de la marche adaptée du moteur, et qui lui vole de l'énergie. Mais ce phénomène secondaire a son importance propre, montrant la relativité du fonctionnement principal - la restriction de sa finalité et en quelque sorte cette finalité ou adaptation comme purement approximation - moyen - peut être même détournement... L'esprit comme une application, un perfectionnement non comme un être simple et autonome. Il en est de même du corps.


Date de création : 20-04-2003