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CNRS 3, p. 603

Cahiers de Paul Valéry
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L'intelligence est l'effet produit sur moi par le spectacle d'une adaptation brusque et d'autant plus qu'elle est plus suivie et qu'elle conserve des constantes ou s'accroît dans un sens. Un être (esprit pur) - qui se déformerait entièrement à chaque occasion ne donnerait pas l'impression d'intelligence.

De plus la déformation ne doit pas être une fonction continue ou une transformée rationnelle de l'action mais un mode nouveau de conservation d'un même être - une tentative (toujours multiforme en principe), pour revenir à un état identique ou passer à un état plus riche. --

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La notion de conscience revient à celle d'un système d'attributs communs à tout ce qui s'appelle sensations, perceptions, idées.

La conscience s'oppose au "Monde".

Le degré de conscience est le nombre de systèmes secondaires perceptibles à tel moment dans le système général.

Le fait capital est le discernement - ou différence qui est subdivision -

Voir p. 25 = f° 14

On peut "avoir conscience" sans "prendre conscience" alors on subit - on ne réagit pas - on demeure contemplatif sans se diviser - ou bien divisé sans liaisons.

Dans la perception il y a solution de diversités, réduction à l'unité soit instantanée soit continue, - modification réciproque de systèmes différents - annulation des valeurs non compatibles, identification de valeurs communes, complétements divers.

Assimilation  - ?

Se modifier pour trouver l'unique réponse à une excitation ou l'unique suite de réponses uniformes - La modification tend à se dissimuler, à s'abréger --

                                                


Date de création : 20-04-2003