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Cahiers de Paul Valéry
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L'être qui a des sens, a des muscles - ou moteurs

Les sens impliquent des mouvements, distances etc.

Les mouvements impliquent les sens -

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Tout ce qui peut dormir est composé.

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L'ordre est la dépendance momentanée [[ . Var. sup.: contingente ]] d'objets que l'on peut concevoir indépendants, ou dépendants d'une autre façon - de sorte que l'excitabilité ou l'existence de l'objet, ou sa présence ou situation est extérieure à sa nature - -

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L'intellect, la réflexion, le calcul etc. sont à la conscience dans le même rapport que la danse, ou l'allure vers un point ou monter à l'échelle sont au [[ . Var. sup.: à l'excitabilité du ]] système musculaire osseux.

Ce sont moments ou attitudes c'est-à-dire une réglementation momentanée - Un type d'automatisme dans chaque cas.

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Impossible de danser sans musique, sans modèle, comme impossible de retentir sans agir - Il faut que la conscience soit réglée et devenue automatique c'est-à-dire occupée d'un travail périodique à brève période.

Elle atteint ainsi à simuler un mécanisme simple --

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L'homme comme nombre de machines possibles.

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Si la musique cesse, il ne sait quand poser le pied - l'ordre manque. Ce commandement pouvait être intérieur, proféré par une autre partie de moi - La mémoire menait le bal.

Le fait de conscience, la conscience du chant rythmé - que devient-elle?

Si la musique était donnée, la conscience elle comporte une simple transmission avec possibilité de penser à autre chose -

Si la musique était produite, la conscience est en jeu pour le maintien - sans quoi l'automatisme se suffisait comme dans la marche, où la conscience ne revient que pour assurer la direction.


Date de création : 20-04-2003