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Cahiers de Paul Valéry
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Quand on hésite, si on tranche [[ . Aj. sup.: on décide sans vouloir ]] l'affaire par une action, cette action est souvent comme tirée au sort et le tirage lui-même produit par le sentiment que l'on a d'hésiter.

L'hésitation est indépendante de l'intensité des forces en présence si ces forces sont très peu différentes.

L'hésitation est équivalente à une somme alternée de décisions ou d'actes qui s'excluent deux à deux. C'est la série + 1 - 1 + 1 - 1

 

Lorsque le corps a de l'inertie et qu'il arrive à la position d'équilibre avec une certaine quantité de mouvement, il y a oscillations.

 

Si l'hésitation est fondée, si en développant les 2 termes on les trouve toujours équivalents, on n'en sort pas.

Mais dans le réel, il y a des frottements, des impulsions étrangères au système, des conditions inégales, des difficultés inégales de développement, de conjecture.

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La Volonté est la collinéation mentale - la correspondance uniforme de l'acte, vue et tracée et retracée - Elle est analogue à la représentation nette - Ne pas confondre décision et volonté.

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Pour l'hésitation remarque ceci: que l'équilibre est réalisé en des points différents auxquels on ne peut demeurer et donc que les oscillations doivent être d'une période < qu'une grandeur   telle que la conscience de plusieurs solutions -

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J'appelle mystique un homme pour qui les phénomènes mentaux purs, existent - qui se réfère à des états internes et y rapporte, pour interprétation les états objectifs.

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Je ou Moi c'est le général qui se montre sous un aspect particulier -

Ainsi je marche = celui qui parle - marche

celui qui parle = fonction prise pour généralité

marcher = fonction donnée particulière.


Date de création : 20-04-2003