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Cahiers de Paul Valéry
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Toute proposition doit être considérée 1° comme une restriction 2° comme une coordination à laquelle 1, 2...n chemins ou modes d'excitation conduisent. 3° comme une subdivision de l'unité.

< Considérons un concept A. Figurons le par un domaine (  ) une surface. Faire une proposition particulière c'est montrer que telle ligne (1) passe par tel point du domaine (2). Faire une proposition générale c'est montrer que tout le domaine (2) >

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L'homme ne peut pas être abrégé. Toute abréviation de son cours est dangereuse - il faut le faire très finement.

En principe on ne peut retrancher que les associations irrationnelles qui se trouvent intermédiaires - et seulement lorsque tous les termes à retrancher sont sans retentissement.

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Le plus important instrument de ma connaissance - L'appareil de mesure le plus utile - c'est toi - c'est autrui, c'est l'existence indubitable d'un autre, et d'une autre connaissance. Le langage est la preuve rigoureuse - aussi rigoureuse qu'on le voudra, de cette extériorité analogue.

Les choses visibles animent et coordonnent le langage en moi et les choses parlantes animent et coordonnent les choses visibles en moi.

...Quand le discours est trop clair trop - inutile, il fait rouler sans effort nos idées comme le bras peut être mu et ployé sans travail si quelqu'un le fait jouer et qu'on ne lui résiste.

Mais si je résiste, je comprends que ma force quoique appliquée à cette puissance pour lui résister est indépendante de la puissance, en grandeur et en lieu, et ne s'y adapte que par une décision. Ce dont je suis libre, c'est de cette adaptation.

Alors, passant au plus intime, je vois que la volonté


Date de création : 20-04-2003