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CNRS 3, p. 533

Cahiers de Paul Valéry
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Chez les plantes, les excitations ont pour réponses des variations dans la nutrition - ou dans le taux d'accroissement de la masse et ces changements sont partiels ou généraux.  S'ils sont partiels il y a déformation. La plante devient asymétrique, grande, ou petite - etc. Mais tout porte sur la masse elle-même et sur sa distribution. Chez les sensitives - il y a pourtant de véritables réflexes -

La caractéristique réflexe est la discontinuité - l'irrationalité, la spécialité - l'irrenversabilité - la réalisation, dans l'intérieur d'un seul individu, d'un couple - cause effet ou demande réponse - de sorte que l'on peut presque diviser un animal en 2 domaines - l'un de toutes les demandes, l'autre de toutes les réponses.

 

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Quoique la forme des corps ne soit qu'un mouvement et que cette forme demande du temps - cependant nous ne percevons pas habituellement ce mouvement qui se rapporte très vite à un simultané - c'est-à-dire qui prend à mesure qu'il naît de lui-même, l'aspect d'une forme ou d'un tracement c'est-à-dire d'un mouvement susceptible d'arrêts indépendants aussi nombreux qu'on voudra et doublement réitérable.

La ligne droite "idéale" est la seule qui soit réitérable idéalement.

Le tracement transforme un mouvement en lui-même par l'intermédiaire d'un simultané - la ligne.

 

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L'unité de l'homme lui est...extérieure.

"Moi" c'est-à-dire - cela seul que je ne suis plus - mon reste - ma particularité - car le présent est général.

cela que seul je ne suis plus.


Date de création : 20-04-2003