<- CNRS 3, p. 525

CNRS 3, p. 526-527

Cahiers de Paul Valéry
-> CNRS 3, p. 527 Index des Cahiers

$

L'oeil est souvent déterminé à se mouvoir dans l'orbite par l'inégalité de sensibilité des éléments de la rétine - et l'inégalité probable de leur action secondaire sur les centres moteurs. (formes, lignes)

On ne peut lire que si les lettres sont en collinéation avec la partie la plus sensible - mais on continue à lire - on suit la ligne guidé par la partie moins sensible - qui voit seulement la direction.

)Lire c'est pouvoir faire un mouvement virtuel par rapport à une position relativement fixe de l'oeil. Le mouvoir par rapport à l'oeil fixe. Mais, chose notable - au point de vue et au moyen des sensations connexes - les mouvements virtuels et les mouvements réels sont absolus.(

Donc un même objet est plus ou moins nettement moteur suivant sa position relativement à la rétine. Les côtés de l'oeil fournissent en quelque sorte, l'intuition des différentielles ou des dérivées du point net.

 

*

Il faudrait débrouiller ce monde des mouvements.

 

Il y a

< 1° Mouvements réels c'est-à-dire avec contraction réelle     avec sensations  de forces

                  de situation -

  insensibles

2° Mouvements virtuels   annulés finalement -

                      simultanés - formes - lignes -

           de déplacement imaginaire - ou linéaires

                                      ou complexes -

D'autre part -

  Une image quelconque -- >

 

*

Imitation en général - Se déformer suivant un modèle - La perception est de même nature. Imiter activement c'est se replacer dans l'état où un modèle existait - Dans l'intervalle demeure quelque chose - Ce quelque chose agit sourdement et de plus sert de modèle aux tâtonnements. --

L'accommodation est déformation pour coordination.

On a M un modèle c'est-à-dire une excitation composée et centripète, coordonnable et donnée comme coordonnée - Est objet et dénominable tout ce qui peut être modèle. On a M' imitation - transformée de M. Toute relation irrationnelle de M se projette sur M' en relation irrationnelle.

En général tandis que je suis devenu M sans savoir comment, je reconnais que je suis devenu M' = M par un chemin qu'on appelle durée, action, impulsion....


Date de création : 20-04-2003