<- CNRS 3, p. 519-520

CNRS 3, p. 521

Cahiers de Paul Valéry
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Tous les actes tendent à un être mathématique.

 

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J'ai, une fois [[ . Rat.: autrefois ]], essayé de décrire un homme campé dans la vie. Une sorte d'animal intellectuel - un mongol - économe de sottises et d'erreurs, leste et laid, sans attaches - voyageur sans regrets, solitaire sans remords - tout entier à ses moeurs intérieures, à sa proie variée (ou le reste du monde) logé dans un hôtel avec sa valise, - sans livres - sans besoin d'écrire, méprisant l'une et l'autre faiblesse - réducteur impitoyable, énumérateur froid, capable de tout, dédaignant tout - mon Idéal.

Je n'ai envie que de pouvoir, disait-il, je déteste la rêverie et je trouve les actes lents et ridicules - mais j'aime à la folie ressentir toute la précision dont je suis capable - je me précise avec délices - Je me sens m'enchaîner et me dessiner ... - Je ne compte pour rien l'amour, l'histoire, la nature1.-

 

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Une loi s'appliquant à une suite tend à la réduire à un simultané, par exemple à une seule dépendance mise sous une forme générale.

 

Simultané = à un certain point correspond une surface             successif :     - -- -- -----             une ligne -

 

A un certain point de vue le simultané équivaut à une signification laquelle est fil conducteur pour la mémoire.

 

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Par rapport au système "corps" le système "esprit" introduit seulement certaines coordinations - certaines distributions et certaines économies.

Par rapport au système "esprit" le système "corps" introduit certains obstacles, certaines restrictions, introductions.

ou 1) Quels sont les changements dans le corps qui demandent des propriétés autres que celles connues dans le physique?


Date de création : 20-04-2003