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Cahiers de Paul Valéry
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Le lien des représentations est de la nature d'un acte musculaire - d'une ligne ou d'un angle - c'est-à-dire des invariants de coordinations musculaires.

 

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La nature des pensées est indépendante de leur ordre -

La mémoire dépend de l'ordre - et du sens

L'attention est d'instituer la dépendance de la nature et de l'ordre -

Une pensée - cette unité est ce qui apparaît comme attaché ou pouvant l'être irrationnellement à un fait quelconque - et si on veut prolongé. Le prolongement résulte de la possibilité d'instituer (3).

 

*

 

La force des pensées, leur insistance, leur chaleur, leur "physique" ne dépend pas de leur figure - mais de leur rôle coordinateur ou généralisé. Si on lutte avec des pensées contre des pensées obsédantes, ou pesantes, on est toujours battu.

L'homme divers, les antagonismes intérieurs - ce sont les diverses excitations - Telles idées sont excitées par des voies inconnues - Comment puis-je trouver du nouveau en moi?

 

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[croquis.]

 

Il faudrait inventer un mécanisme qui montrerait pour une idée quelconque -

Son apparition à tel moment

Sa réalité - c'est-à-dire une sorte d'indépendance

Sa structure (coordination)

sa dérivée autre.

Sa vigueur motrice - sa valeur de domination -

Son excitateur

Ses inhibiteurs etc.


Date de création : 20-04-2003