<- CNRS 3, p. 509-510

CNRS 3, p. 510

Cahiers de Paul Valéry
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L'adjectif ou attribut se tire du prolongement d'une représentation donnée par une variable qui nous appartient aussi.

 

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Raison et sentiment ne s'opposent pas.  C'est l'expression des sentiments qui prend une forme irrationnelle.

La raison est l'ensemble des procédés d'extension de la connaissance en tant que méthodiques - économiques - analytiques (au sens précis).

On oblige l'impulsion à parcourir tout le possible - tout ce qui est enregistré, connu etc., à s'essayer virtuellement dans l'ensemble des valeurs - au lieu de courir irréversiblement à un changement d'état - En somme elle est l'utilisation régulière de la pensée.

 

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Le significatif est le tracé à travers les pensées qui peut former une succession parfaite - les éléments de cette succession pouvant suffire à la marche - condition qui s'exprimerait aussi en disant que cette succession dépend d'un modèle -

On suppose une succession ou suite complète - on suppose que cette succession donnée - par cela même qu'elle est donnée est nécessitée - elle emporte avec elle sa raison suffisante. Mais cette raison suffisante est mêlée. A cause de la réceptivité de la conscience, les éléments de la succession sont quelconques - quoique déterminés par le fait - Alors il peut arriver que certains éléments pris çà et là sur la succession donnée, forment un ensemble tel que l'on puisse le penser à la suite sans introduire les autres.

Cette notion implique unité de la conscience. Dans la suite formelle, on complète a b c d e f  .. il faut que certaine propriété - le sentiment - le sentir, soit identique en a b c d e f -

Pas d'idées sans leurs associations.


Date de création : 20-04-2003