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Cahiers de Paul Valéry
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(Cahier 2 du tome VII) 1905)

 

 

 

 

 

 

Begins 25/2/05

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1905

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En réalité, l'adaptation ou l'accommodation se fait à partir des sensations ou des modifications déjà données - Si on admet création ou développement d'organes - cette nouveauté doit se déduire des organes existants - Par exemple il y aura accroissement de discernement, ou perception d'une différence jusqu'alors imperçue - entre   et  +  Â. Ainsi la loupe permet de localiser en deux points - un point primitif de l'objet un.

Or, il y a deux manières de s'adapter - L'une élastique - momentanée, déformation réversible - L'autre qui est acquisitive - pour un certain temps. - comparable à une habitude.

La diversité de la sensation - la sensation elle-même doit se tirer du réflexe - en tenant compte par exemple de la répétition d'une même excitation.

)))Il ne faut pas oublier que les sensations ne servent que par la mémoire.(((

Sensations sans souvenir ne sont qu'un langage inconnu.

Mémoire et habitude font partie du même mécanisme que la sensation.

Et même (dans la veille) les sensations ne se déchiffrent que par la mémoire coordonnée - ou perception nette.

La mémoire redescend continûment - Elle répond à la question:que VA-t-il se passer? - et - que faire? Elle me renseigne dans le sens du passé vers le futur.

L'habitude est la même chose mais dans l'acte et dans les excitations automatiques.

 

*

La conscience est la durée d'une adaptation - de son établissement.

Plus ou moins simple - plus ou moins aisée, plus ou moins nombreuse.

Par exemple - cas important - Transformation réciproque de simultané en successif.

 

*

Nous ne connaissons en quelque sorte que les lacunes d'un certain monde.


Date de création : 21-04-2003