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Cahiers de Paul Valéry
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Vision nette -

Â. Tous les mouvements excités par la vue sont fonction uniforme de la sensation de vue - A chaque instant ils déterminent un point et la dérivée est déterminée - ou du moins elle existe.

ß - Quant à l'éclairage, il est compensé par la dilatation de la pupille de façon à assurer des excitations suffisantes - ou des excitations différentes - de façon à ce que la sensation soit rapprochée du maximum de lumière compatible avec la différenciation des valeurs ou du minimum de lumière compatible avec l'excitation.

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L'unité de l'être vivant consiste en ceci (qui est limité et relatif) que toutes les fonctions d'allure indépendante qui le constituent peuvent dépendre de l'une d'entre elles déterminée par les circonstances; et en particulier devenir par là moins excitables ou plus excitables

Mais rien ne s'oppose à ce que dans certains cas il y ait dualité de variables indépendantes ou même pluralité -

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Dans tout ceci, l'accommodation doit être regardée comme un type, retiré des observations - épuré - et servant comme les "équations générales du mouvement" - Il s'agit du changement général des êtres vivants - -

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La mémoire en tant que re-connaissance ou conscience que A déjà existé - n'est autre chose que l'économie d'une coordination nouvelle, d'un travail nouveau. (Et dans certains cas un travail particulier celui de chercher à se souvenir remplace un travail neuf - on cherche à exciter assez P pour qu'il enflamme Q) Si cette coordination est purement associative - le travail neuf serait infructueux.


Date de création : 21-04-2003