<- CNRS 3, p. 477-478

CNRS 3, p. 479

Cahiers de Paul Valéry
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Le monde connaissable comprend un monde "extérieur" et un autre qui peut représenter le 1er par des ressemblances.

La différence de ces 2 mondes est de la nature d'une accommodation mais lorsque nous sommes dans le 2ème nous pouvons (dans une certaine mesure) simuler et préparer notre adaptation au 1er.

Une couleur vue, de mes yeux vue, ne diffère de la même couleur imaginée ou rappelée que par la forme générale du monde (ou adaptation) adopté. Physiquement la différence résulte d'une différence dans le mode d'excitation de la fonction colorée - mais cette différence n'est pas perceptible dans le fait coloré même - elle ne l'est que dans le contexte.

Soient P fonctions généralement indépendantes.

a de ces fonctions sont excitées extérieurement

parmi les a, il y en a a' qui se coordonnent de sorte que l'on a:

P = a + b + ...; a = a' + a"...     a' =   (x, y, z..)

La coordination    est obtenue par des relations antérieures en général.

Les a" etc.. sont négligés, incoordonnés -

Puis il y a les b qui tous sont excités intérieurement

(Entendu que si e est une fonction faisant partie des a maintenant elle peut entrer dans les b ensuite etc..) ---

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A chaque instant la détermination ou valeur de chaque partie intégrante est unique. Les diverses déterminations s'excluent en chaque "point".

De plus la perception - la correspondance uniforme des fonctions est également unique. Toute formation d'une correspondance uniforme exclut toute formation d'une autre correspondance entre d'autres fonctions.


Date de création : 21-04-2003