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Cahiers de Paul Valéry
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En général la conscience est indépendante de ce qu'elle voit ou contient. Les objets de conscience ne sont pas plus liés à elle que la vue aux objets vus.

Mais il peut arriver qu'une dépendance s'institue -

Certaines idées produisent une excitation ou une obnubilation, indirectement.

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S[t] Thom[as] Sum[ma] III p.q. IX a 4.

Propria autem operatio intellectus agentis

est facere species intelligibiles actu

abstrahendo eas a phantasmatibus.

- Intelligibiles actu - ? - Si je comprends bien ceci est une merveilleuse observation.

Appliquer des sortes de forces aux images pour en tirer des notions c'est-à-dire des perceptions de dépendances et d'indépendances, de déformations réglées - et générales comme est général, c'est-à-dire identique à lui-même, l'acte.

Tel est le résultat si l'on cherche la genèse des universaux au moyen de l'introspection.

Par nature <ces> représentations sont mêlées, associées au hasard, impures - Elles ne correspondent pas uniformément [[ . Var. sup.: simplement ]] à nos pouvoirs d'action.

On en retire par actes (ou par la répétition qui équivaut à un acte) - ce qui ressemble toujours à soi-même - ce qui obéit au même acte.

C'est toujours l'opposition des constantes aux variables. Mais cette fabrication est-elle rationnelle?


Date de création : 21-04-2003