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CNRS 3, p. 459

Cahiers de Paul Valéry
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Cette phosphorescence qui devient "idée" - qui prend un sens - qui devient conductrice [soit dans une chaîne de souvenir soit dans le possible-souvenir - car on peut appeler l'imagination un souvenir possible..] ... que se passe-t-il sinon que d'abord ce n'est qu'un élément - sans ressemblance, sans époque, sans relativité.

Puis, spontanément, s'y joignent sans mon intervention formes et autres choses -

C'est le cerveau fonctionnant passivement, san valeur, excité par la voie non analytique.

C'est le fonctionnement "formel" dans lequel les coordinations dépendant seulement des états immédiatement antérieurs et des potentiels non moteurs.

Car il y a au moins 2 sortes de potentiels dans ce domaine - Ainsi, il y a 1° A qui évoque B. B étant non prévu.

2° et il y a le cas où je maintiens une tension - je me prépare et me déforme pendant un temps continu, pour obtenir de moi l'effet B.

*

Toute sensation implique 1° qu'elle est possible en général -

                        2° qu'elle est produite à tel moment -

Comment est-elle utilisable?

*

Att[ention]

C[ahier] 4

p.39

Nous n'avons pas d'action directe sur nos pensées?

Nous faisons cuire, nous remuons - mais les transformations obtenues ne sont pas directement issues de nos actes. Nous mettons en présence - grossièrement: nous favorisons, amorçons, nous comptons sur des affinités et sur des liens souterrains, nous essayons de provoquer quelque chose plus profonde, plus puissante, plus - savante! que nous.


Date de création : 21-04-2003